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2.3.2 Appareils de protection respiratoire à approvisionnement d'air
B) Appareils de protection respiratoire autonomes TC-13F
• Limites d'utilisation et entretien
Les points suivants sont à considérer pour l'utilisation des appareils de
protection respiratoire autonomes :
- Ces appareils sont approuvés
comme protection, soit pour l'entrée et l'évacuation d'une atmosphère
dangereuse, soit pour l'évacuation seulement.
- Il sont utilisés
dans les situations de déficit en oxygène, de concentrations de gaz élevées
ou inconnues, de particules
toxiques ou en situation d'urgence. Seuls les appareils de protection
respiratoire autonomes à pression positive peuvent être utilisés
dans les situations de DIVS.
- La pièce faciale doit être de la bonne taille et ajustée
de façon à assurer l'étanchéité.
- En situation d'urgence, tous les appareils autonomes peuvent servir pour l'évacuation.
- Les appareils de protection respiratoire à circuit ouvert peuvent
avoir jusqu'à 60 minutes d'autonomie, alors que les modèles à circuit
fermé peuvent durer jusqu'à quatre heures.
- Les appareils de protection respiratoire ayant moins de 15
minutes d'autonomie ne peuvent être utilisés que dans les situations
d'évacuation d'urgence.
- Tous ces équipements, sauf ceux qui servent à l'évacuation, doivent comporter
un indicateur de temps de service,
pour signifier qu'il ne reste que 20 % à 25 % de la
réserve d'air.
- Un masque muni d'une valve d'exhalation prévue pour servir sur demande ou en débit continu, ne peut pas être utilisé avec un
régulateur à surpression, car l'air circulera alors en continu et
épuisant la réserve.
- Les appareils de protection respiratoire autonomes sont approuvés à titre de systèmes. Cela signifie qu'y changer une pièce d'un fabricant
par une pièce provenant d'un autre fabricant annule la certification
du NIOSH.
La seule exception s'applique aux cas d'urgence provoqués par un incendie.
- Il faut évaluer les risques d'irritation des
yeux et d'absorption par la peau et utiliser les protections adéquates.
- Il est nécessaire de suivre les directives du fabricant pour
le choix, l'utilisation, l'entretien et le chargement des bonbonnes.
- L'air utilisé pour remplir les bonbonnes doit respecter la
norme de qualité de l'air comprimé respirable CSA CAN3-Z180.1-M85 5 .
- Les utilisateurs des ces appareils de protection respiratoire
doivent avoir reçu une formation spécifique.
- Les pompiers et autres personnes qui doivent porter des appareils
de protection respiratoire autonomes doivent subir un examen médical
préliminaire avant d'être affectés à leur poste 4 .
- Les appareils de protection respiratoire autonomes font l'objet
de limites de température minimales indiquées dans leur fiche technique et dans la liste
des équipements approuvés.
- Les appareils de protection respiratoire autonomes à surpression
à circuit fermé à 100 % d'oxygène ne peuvent pas être utilisés pour
une exposition directe à une flamme ou à une chaleur radiante
élevée.
- Les points 9.3.3 et 9.3.4 de la section 9.3
Utilisation spéciale: exigences de la norme CSA Z94.4-93
4 se lisent comme suit :
9.3.3 Les utilisateurs de respirateurs autonomes
doivent travailler par équipes de deux ou plus, maintenues en
communication entre elles au moyen de techniques visuelles, sonores,
mécaniques ou électroniques, d'un câble guide de sécurité ou d'autres
moyens afin de coordonner leurs activités, et à proximité les
unes des autres afin de se porter secours en cas d'urgence.
9.3.4 Lorsque des personnes participent à des opérations
nécessitant le port d'un respirateur autonome ou d'un autre équipement
de protection respiratoire, il faut désigner au moins une personne
pour demeurer à l'extérieur de la zone dangereuse.
L'utilisation des appareils de protection respiratoire
autonomes dans un contexte de lutte contre les incendies fait l'objet d'une norme de la National
Fire Protection Association (NFPA) : Standard on Open-Circuit
Self-Contained Breathing Apparatus for Fire Fighters, 1987.
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Figure 2.27 Exemple d'utilisation d'un appareil de protection respiratoire
autonome en situation d'incendie (gracieuseté de Survivair)
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Figure 2.28 Exemple d'appareil de protection respiratoire autonome à surpression (gracieuseté de 3M)
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• Description
Le principe
de fonctionnement des appareils de protection respiratoire autonomes est que l'utilisateur transporte la réserve d'air, d'oxygène ou l'équipement
à autoproduction et qu'il est indépendant de l'air ambiant.
Ces appareils sont souvent identifiés par les lettres SCBA qui
proviennent de l'appellation anglaise Self Contained
Breathing Apparatus. Ces systèmes sont généralement
utilisés avec un masque complet. Ils se présente sous trois
formes principales :
- à
circuit ouvert à la demande ou à surpression, alimenté
en air comprimé ou en oxygène embouteillé;
- à
circuit fermé avec une réserve d'oxygène liquide
ou comprimé;
- à
circuit fermé avec un système de production d'oxygène.
• Appareils autonomes à circuit ouvert
Avec les
appareils de protection respiratoire autonomes à circuit ouvert,
l'air exhalé est rejeté sans recirculation dans l'environnement
en passant à travers une ou plusieurs soupapes intégrées
au masque.
Mode sur demande
Dans
les modèles à mode sur demande, une soupape d'adduction d'air assure
le passage de l'air respirable dans le masque à l'inspiration. À l'expiration, la pression positive qui se crée à l'intérieur du masque ferme la soupape. Le masque se
trouve donc sous pression négative au moment de l'inhalation,
ce qui le rend plus vulnérable à une infiltration du
ou des contaminants présents dans l'air ambiant. Une pression
minimale n'étant pas maintenue, ce système n'est donc pas
considéré comme étant à pression positive. Les appareils
de protection respiratoire autonomes à mode sur demande sont considérés
désuets. Une pièce faciale dont la soupape d'expiration
est prévue pour le fonctionnement sur demande
ne peut pas être utilisée avec un régulateur à
surpression, car l'air circulerait en continu et viderait rapidement
la réserve.
Mode à surpression (pression positive)
Dans les appareils de protection respiratoire autonomes à surpression, des régulateurs et des valves d'exhalation maintiennent une pression positive à l'intérieur du masque, ce qui
assure un meilleur facteur de protection.
Ces équipements peuvent être munis d'un dispositif qui permet à
l'utilisateur de choisir le mode sur demande ou à surpression.
Dans ce cas, le mode de fonctionnement sur demande ne devrait
être utilisé qu'au moment de mettre ou d'enlever l'appareil, et ce, en dehors de la zone à risque.
• Appareils autonomes à circuit fermé
Les appareils
de protection respiratoire autonome à circuit fermé se regroupent
sous l'appellation anglaise rebreather. Ils
sont souvent utilisés dans les opérations minières
souterraines. Une partie de l'air exhalé ou la totalité est remis
en circulation. Le dioxyde de carbone expiré ainsi qu'une partie
de la vapeur d'eau sont fixés dans une cartouche de régénération
et l'oxygène consommé est remplacé par la réserve emportée. L'oxygène peut être
emmagasiné sous forme gazeuse (appareil à oxygène
gazeux comprimé), liquide (appareil à oxygène liquide)
ou en composé chimique (appareil à production chimique d'oxygène).
1-Appareils autonomes à circuit fermé à réserve d'oxygène
Dans le cas
des appareils de protection respiratoire autonome à oxygène comprimé
gazeux ou liquide, lorsque l'utilisateur inspire, l'oxygène
gazeux passe du réservoir au masque par des conduits, des clapets
de retenue et des régulateurs. Le gaz expiré traverse une
couche d'extraction de l'anhydride carbonique pour ensuite être recirculé dans le système. L'oxygène gazeux à
haute pression provient d'une bouteille d'air comprimé et passe
dans un détendeur puis dans un réservoir. Dans le cas de
l'oxygène liquide, il est transformé en oxygène gazeux
à basse pression pour être ensuite acheminé dans un réservoir.
2-Appareils autonomes à circuit fermé à production chimique d'oxygène
Les appareils de protection respiratoire à production chimique d'oxygène,
aussi dits à oxygène chimique solide, sont en général
pourvus d'une cartouche de superoxyde de potassium (KO 2 ) qui assèche l'air, fixe le dioxyde de carbone par réaction
chimique, tout en libérant de l'oxygène. Cet oxygène
passe dans un sac respiratoire où l'utilisateur puise l'air qu'il inspire.
Le gaz respiré retourne au boîtier filtrant et le processus
reprend jusqu'à l'épuisement des produits chimiques qui
produisent l'oxygène.
• Avantages des appareils autonomes
- Ils sont
indépendants de l'atmosphère ambiante.
- Ils permettent
une plus grande liberté de mouvement et de déplacement que les appareils de protection respiratoire à conduit d'adduction d'air.
• Désavantages des appareils autonomes
- Ils sont
limités par la quantité d'oxygène ou du produit régénérateur transporté.
- Leur poids les rend encombrants pour de longues durées d'utilisation.
- Ils nécessitent un entretien très minutieux.
- Ils sont d'un emploi complexe et, conséquemment, ils exigent une formation poussée.
- Leur coût d'achat et d'entretien est élevé.
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Figure 2.29 Exemple d'appareil de protection respiratoire autonome à surpression (gracieuseté de 3M)
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Figure 2.30 Exemple d'appareil de protection respiratoire à adduction
d'air à surpression avec un système d'évacuation autonome auxiliaire (gracieuseté de North)

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• Appareils à adduction d'air avec un système autonome auxiliaire
Parce qu'il
y a un risque de perte de la source d'air, qui laisserait l'utilisateur
sans protection, les appareils de protection respiratoire à adduction
d'air ne sont pas approuvés en situation de
DIVS. Cependant, un système qui combine un équipement à adduction d'air et un appareil autonome permet à
l'utilisateur de pénétrer et d'évacuer une atmosphère
déficiente en oxygène ou à concentration élevée
de gaz et de vapeurs. Si la réserve
d'air doit être utilisée pour y entrer, elle doit être d'au moins 15 minutes et l'utilisateur ne doit pas en employer plus de 20 % pour ce besoin. Il pourrait aussi utiliser cette réserve pour se déplacer
temporairement d'une ligne d'air à une autre dans une
atmosphère dangereuse. Lorsqu'ils sont accompagnés d'un système auxiliaire, les équipements à adduction d'air se trouvent donc dans la classe TC-13F des appareils de protection respiratoire approuvés par le NIOSH.
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